Équipements & maintenance

Alarme incendie en ERP : les types 1 à 4 et ce qu'il faut vérifier

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6 min de lecture · 25 septembre 2026

Types 1, 2a, 2b, 3 et 4 : ce qui distingue les équipements d'alarme en ERP, la temporisation, l'implantation des déclencheurs et la vérification annuelle.

Sur un devis ou un rapport, « alarme type 4 » ou « alarme type 2b » revient sans cesse. Derrière ces numéros se cachent des équipements très différents : une simple cloche d'un côté, un tableau relié à la détection automatique de l'autre. Le type est fixé par le règlement de sécurité des ERP selon le classement de l'établissement. Le technicien doit savoir ce qu'il a devant lui, et l'exploitant ce qu'il doit faire vérifier.

Cinq types, du plus complet au plus simple

L'article MS 62 classe les équipements d'alarme en types 1, 2a, 2b, 3 et 4, par ordre de sécurité décroissante. La norme NF S 61-936 reprend ce classement. Le type exigé n'est pas un choix de l'exploitant : ce sont les dispositions particulières propres à chaque type d'ERP qui l'imposent. Dans un même établissement, des bâtiments différents peuvent avoir des types différents.

  • Type 1 : détection automatique et déclencheurs manuels, avec un tableau de signalisation et une unité de gestion de l'alarme.
  • Type 2a : déclencheurs manuels reliés à une unité de gestion centralisée, sans détection automatique.
  • Type 2b : déclencheurs manuels et un bloc autonome d'alarme sonore (BAAS) principal qui commande des BAAS secondaires.
  • Type 3 : déclencheurs manuels et BAAS reliés entre eux ; un seul déclencheur actionné doit faire sonner tous les BAAS du bâtiment.
  • Type 4 : tout dispositif sonore autonome, comme une cloche, un sifflet, une trompe ou un BAAS de type Sa avec interrupteur.

En pratique, un SSI de catégorie A intègre la détection automatique et donc un équipement de type 1. À l'autre bout, un petit commerce de cinquième catégorie peut relever du type 4. Pour un site donné, partez toujours du classement indiqué sur le dernier procès-verbal de la commission de sécurité.

Temporisation : 5 minutes au maximum

Seuls les types 1, 2a et 2b peuvent comporter une temporisation. Le principe, défini à l'article MS 66 : l'action d'un déclencheur ou d'un détecteur donne immédiatement une alarme restreinte au poste de sécurité ou au personnel désigné. L'alarme générale, celle qui fait évacuer, suit après un délai qui ne peut pas dépasser cinq minutes.

Ce délai sert à lever le doute, pas à attendre. Il suppose un personnel présent et formé pour exploiter l'alarme restreinte, et une commande manuelle doit permettre de déclencher l'alarme générale à tout moment. Une temporisation réglée alors que personne ne surveille le tableau est un vrai défaut à signaler.

Déclencheurs et diffuseurs : les bons emplacements

L'article MS 65 fixe des règles d'implantation simples, qui se contrôlent à l'œil lors de chaque visite.

  • Déclencheurs manuels dans les circulations, à chaque niveau, près de chaque escalier et, au rez-de-chaussée, près des sorties.
  • Hauteur d'environ 1,30 mètre au-dessus du sol, sans saillie de plus de 0,10 mètre.
  • Diffuseurs sonores et BAAS protégés des dégradations par l'éloignement (au moins 2,25 mètres de hauteur) ou par un obstacle.
  • Signal sonore complété par un dispositif qui rend l'alarme perceptible aux personnes en situation de handicap, selon l'article MS 64.

Le piège : le déclencheur caché par l'aménagement

Un présentoir, une armoire ou une cloison posée après coup, et le déclencheur n'est plus visible ni accessible. Ce défaut n'apparaît jamais sur le tableau de signalisation : seule la visite sur place le révèle. Notez-le dans le rapport avec une photo, localisation précise à l'appui.

Vérification annuelle et registre

L'article MS 73 impose une vérification des installations en exploitation au moins une fois par an. Pour les SSI de catégorie A et B, une vérification tous les trois ans par une personne ou un organisme agréé s'ajoute. Chaque vérification est consignée au registre de sécurité. Entre deux visites, l'article MS 67 demande que l'équipement soit en veille générale pendant la présence du public, et que le personnel sache reconnaître le signal.

  • Essai de chaque déclencheur manuel, pas seulement d'un échantillon.
  • Audibilité de l'alarme dans tous les locaux occupés, sanitaires et locaux isolés compris.
  • Autonomie et état des batteries des BAAS et de l'alimentation de l'unité de gestion.
  • Réglage de la temporisation, pour les types 1, 2a et 2b.
  • Absence de tout autre signal sonore pouvant être confondu avec l'alarme.

Pour un prestataire, le plus dur n'est pas l'essai : c'est de ne rater aucune échéance quand chaque site a son type, son nombre de points et sa date anniversaire. Rattacher la périodicité à l'équipement plutôt qu'à la mémoire du technicien, c'est ce que permet le planning de maintenance de Cindra.

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Questions fréquentes

Qui décide du type d'alarme d'un ERP ?

Le règlement de sécurité. Les dispositions particulières propres à chaque type d'établissement fixent le type d'équipement d'alarme exigé selon l'activité et la catégorie. Le classement réel du site figure sur le procès-verbal de la commission de sécurité.

Une alarme de type 4 doit-elle être vérifiée ?

Oui. Même une cloche ou un BAAS autonome fait partie des moyens de secours de l'établissement. Il doit être maintenu en état de fonctionner, vérifié périodiquement et la vérification doit être notée au registre de sécurité.

Peut-on retarder l'alarme générale ?

Uniquement avec un équipement de type 1, 2a ou 2b, et pendant cinq minutes au maximum après l'alarme restreinte. Cela suppose un personnel capable d'exploiter l'alarme restreinte et une commande manuelle pour déclencher l'évacuation immédiatement si nécessaire.

À quelle fréquence l'alarme doit-elle être vérifiée ?

L'article MS 73 prévoit au moins une vérification par an des installations en exploitation, et une vérification triennale par une personne ou un organisme agréé pour les SSI de catégorie A et B. Le contrat de maintenance peut prévoir des visites plus fréquentes : vérifiez celui en vigueur sur le site.

Cet article a une vocation informative et ne se substitue pas à la réglementation en vigueur ni à l'avis d'un professionnel qualifié. Les périodicités et obligations peuvent varier selon le type d'établissement et les textes applicables. Une erreur, une évolution de texte ? Signalez-le, nous corrigeons et datons la mise à jour.